Jack Servoz

Poèmes...

Texto à mon plus bel amour... Betty

J'aime quand tu te penches sur mes yeux pour entendre le chant ruisselant de mes sentiments. Oh que j’aime te voir dans la fraîcheur émeraude de la plage mon amour. C’est toi mon ruisseau du songe le soir sur le sillage d’un sable turquoise. C’est toi aussi mon amour dans l’odorant océan de nous deux. Avec toi je bois l’eau et le sel de tes lèvres. Tes baisers résonnent en moi comme le chœur d’un opéra mystérieux… Oui, oui tout chante en toi amour, même les pluvieux nuages de mes orages… Ces nuages de givres qui ont longtemps traversé les landes de mes taciturnes solitudes. Maintenant c’est toi qui es là avec ces nuages de lumière et ses métamorphoses de baisers fleuris. C’est toi aussi qui défriches avec tes mains de fée mon jardin de fleurs qui rêvent dans leurs émouvantes nuits. Mon amour que j’aime tes jolis bras d’été qui enroulent les cimes dorées de notre unique amour. Love .J.
Que c’est beau du haut du ciel, le songe d’une lune vague et son reflet de parme sur le mur de lierre d’une demeure silencieuse en Avignon. Rappelle-toi, un soir d’été, tous les deux, enlacés sur ce petit muret, à s’aimer dans le murmure de l’obscurité. Il n’y avait que notre amour au rendez-vous, et les rues, et la vie qui doucement nous enivrait. Love .J.
Que j’aime la lumière d’Asnières sur tes humides paupières, cette même lumière que Van Gogh a fait jaillir de ses matières comme le battement sourd de notre amour. Oh Vincent aujourd’hui le murmure de tes pas hante mon sang mêlé d’un sentiment brûlant pour mon aimée. Démence ivresse, les amants du pont de l’amour à jamais inassouvi du désir d’aimer l’or et le vent de la terre. Mon amour, enivrant tourbillon que de t’aimer sur ce pont d’Asnières et sentir tes lèvres de braises boire à la lisière de mes rêves. Mon amie, je brûle et me consume à l’intérieur de tes pupilles. Tu es la fiancée du feu, je suis ton incendiaire dans la forêt de tes yeux. Love .J.
Amour hier soir aussi mes nerfs se sont tendus dans cette mouvante nuit de plaie et de cri sans lune... Mais dans ma chambre sombre, scande toujours ton chant poignant à travers le tragique théâtre de mes yeux. Et ce soir, c’est une voix mélancolique que je t’envoie mon amour, toi qui est sur cette plage magnétique enveloppée de ses lointains parfums océaniques... Et maintenant il n’y a rien, rien d’aussi beau sur terre que de t’aimer mon amour !!! De voir tes yeux et tes lèvres de pollen se poser sur mon rivage et se mouiller dans nos brûlants baisers... Reviens vite mon amour, nous nous aimerons dans la féerie de l’aube et dans le chant de tous les oiseaux du monde. .J.
Que j’aime quand tu donnes ton chant solitaire mêlé aux parfums des fleurs qui rêvent place des Vosges le samedi, en fin d’après-midi. Mais hier c'est Haendel en songe que j’ai cru voir, sous les replis des voûtes, le soir, près de l’allée où tu chantais, épouse de mes pupilles. Ou c’est peut-être Mozart qui t’appelait dans le bruissement du vent et la poussière du temps qui coule à travers les veines des crépuscules en Fugues… Mais c’est Bach !!! qui effleure tes Lèvres quand ta voix lumineuse s’élève du sombre parc où rêvent les passants du marais… Moi, c’est le fantôme de Wagner et son chant du cygne qui me hante. Quand je vois l’opéra de ton ombre qui s’éloigne de mes pas et me répond sous les tilleuls anciens, un beau soir de Juin. .J.
Comme j’aimerais vivre aujourd’hui dans la belle journée de tes yeux. Remonter la rivière ruisselante du haut des collines avec son roulis de lumière. Mon visage brûlant de toi, plongé dans ta chevelure luisante. Toi et moi, joue contre joue, enrobés de soleil. Comme cela doit être beau du haut des versants, quand ton chant se mêle à la brume des vallées. Avec ses odeurs de lavande et de pins brûlés, Amour reviens-moi avec le soleil de Corte ! .J.
Ce soir, l’orage est passé avec ses grandes pluies de baisers lourds sur ta peau de bruyère. Mais c’est la prairie de tes lèvres que je cherche, amour, et l’émeraude de tes yeux, quand je marche seul vers les noires avenues, la nuit. .J.
Toi seule ma vagabonde, hante mes songes avec tes doigts volants sur ta guitare de vent. Où que tu sois je suis à toi et rêverai que de toi ! .J.
Voilà c’est toi ma prairie où fleurissent d’immortels bleuets. Ton sourire comme les rives d’une rivière où sont blottis nos rêves. Mon amour c’est toi aussi le chant de Lohengrin et son cygne d’hélium qui s’élève sur l’étang bleu de tes yeux. C’est toi aussi la lune troublante qui surgit et fuit dans la romance de tes pupilles. Toi ma solitude peuplée de l’écho de tes baisers. Mon amour, que me reste t’il de ma forêt sans tes grandes ailes d’oiseau effarouché .J.
Oui reviens ma louve, sous la douceur de la lune. Tes doigts d’amour sur ma poitrine de velours… Quand le pollen de ton haleine se pose sur mes cils assoupis. Accorde-moi ce soir, comme avant, de respirer ta peau, étranges échos d’algues et de plages. Errer vers tes baisers vibrants dans le vertige de nos nuits blanches. Tu sais amour, j’ai sur ta chevelure de terre cuivrée, d’étonnants rêves à faire semer. Reviens vite, dans l’équinoxe de notre été, la vie sera douce et simple au bord de nous deux. .J.
Ce soir, mille fenêtres, en ces nuits de vertiges, s’illuminent, puis s’éteignent une à une dans les rues où je suis sans toi mon amour. Reviens vite et couvre mon ombre de l’éclat de tes pas. Que s’éloigne enfin l’hiver de mes pensées. Oui, je t’attendrai, puis nous marcherons vers les fruits de nos baisers, jusqu’aux dernières feuilles de liberté. .J.
Lumière de feu sur les champs de l’été. Notre amour est ainsi comme lavande et bruyère, exhalant leurs parfums vers le brillant azur et la puissante écume où tout fut conçu. Ici, il n’est question que de terre, de mer et d’air. Puis de toi mon amour, habillée du souffle de la brise, comme ces fleurs parfumées qui brillent jusque dans mes nuits. .J.
Mais tes larmes sont brûlantes mon amour, à la bordure de tes pupilles. Reviens mon insoumise amie, ne t’éloigne plus. Reviens du vent maudit de ces nuits qu’attisent les nervures de ta folie. Orageuse amour, dis-moi tout ce qui retient ton cœur où j’ai pris refuge. Ouvre tes paupières humides et montre-moi ces tourments qui demeurent dans la brume et le battement lent de tes cils. Oui princesse de mon été, c’est l’ombre de ton astre qui ensorcelle ma vie. Toi qui a pris asile, au délire de mes insomnies. Oui, je t’attends, toi qui remues la cruelle solitude qui hante l’orage de mon sang. Ecoute-moi mon amour, il n’y aura plus d’adieux entre nous deux, que le chant lustral des oiseaux dans l’odorant paysage de nous deux. Reviens, belle fiancée, respirer l’océan de mes yeux. Redonne-moi ton rire, ta chevelure d’aube ensoleillée. Puis marions-nous sur une plage de mon pays avec ses battements d’ailes et ses cris, ses hauts vents d’opéra vermeil Sur ma terre de vague. .J.
Reviens mon amour, que je longe tes lèvres avec mes baisers… Comme avant sur les rives de mon enfance Où mes rêves déjà te cherchaient A travers les veines du firmament. Oui c’est toi qui chantais pour les plaines, les océans et les chemins de vent où mes pas souvent se sont perdus. Et maintenant, toi aussi tu m’appelles avec ces cris d’oiseaux qui émigrent dans la poésie de mes pupilles. Amie je serais toujours avec toi dans les crépuscules de la terre, avec ces voiliers qui s’éternisent sur les quais ensoleillés et attendent le vent chaud de nos baisers… Ma beauté, te célébrer, voilà mon seul chant qui tremble dans l’enivrante forêt de tes yeux … .J.
C'est toi et tous les ciels de nos mémoires que j'implore C'est toi mon Finistère, mon pays d'exil, ma presqu'île. Je me proclame de toi, de ton amour, de ton chant Et c'est toi et tous les astres ce soir que j'aime. Tu es de tous mes instants, amour dans la douce fraternité du soir. Et mes yeux d'amants, acculés devant l'océan qui nous sépare, sont comme des signaux d'ambre dans ce brouillard en cendre. Ecoute, au bord de notre amour, le son de l'eau qui coule de mes pupilles. C'est mon coeur en transe de toi qui subit la dernière épreuve de notre absence. Mais c'est à  genou près de ta beauté que j'implore le grand tout de me rendre ton amour. .J.
Jack Servoz